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Votre ventre change après 50 ans? Ces 2 habitudes peuvent accentuer la graisse abdominale

Le chiffre sur la balance n’a presque pas changé, les habitudes alimentaires semblent être les mêmes et pourtant, le pantalon serre davantage à la taille.

C’est une situation que de nombreuses femmes découvrent autour de la cinquantaine.

Et contrairement à une idée répandue, ce changement de silhouette ne signifie pas nécessairement que l’on mange soudainement beaucoup plus qu’avant.

La transition vers la ménopause modifie progressivement la composition corporelle et, surtout, la façon dont l’organisme répartit ses réserves de graisse.

La baisse des œstrogènes favorise notamment une redistribution de la graisse vers l’abdomen plutôt que vers les hanches et les cuisses. Parallèlement, la masse musculaire a tendance à diminuer avec l’âge, particulièrement lorsque l’activité physique est insuffisante.

Voilà pourquoi une femme peut parfois constater que son tour de taille augmente alors que son poids n’a que très peu bougé.

Mais les hormones n’expliquent pas tout.

Deux habitudes extrêmement courantes pourraient accentuer le phénomène.

Première habitude : négliger son sommeil

C’est probablement celle à laquelle on pense le moins lorsqu’on remarque que son ventre change.

À la périménopause et à la ménopause, les nuits peuvent déjà devenir plus compliquées. Bouffées de chaleur, réveils nocturnes et difficultés à s’endormir font partie des problèmes fréquemment rapportés.

Or, accumuler les mauvaises nuits peut également compliquer la gestion du poids.

L’ACOG cite d’ailleurs le manque de sommeil parmi les facteurs associés à une quantité plus importante de graisse corporelle.

Le problème peut donc devenir circulaire : les symptômes de la ménopause perturbent le sommeil, puis les mauvaises nuits rendent certaines habitudes favorables au contrôle du poids plus difficiles à maintenir.

C’est pourquoi dormir suffisamment ne devrait pas être considéré comme un simple détail lorsqu’on cherche à prendre soin de sa santé après 50 ans.

Deuxième habitude : laisser certains aliments et l’alcool prendre trop de place

La deuxième habitude se trouve dans l’assiette… et parfois dans le verre.

Une alimentation où les produits très sucrés, les aliments très caloriques et les glucides raffinés occupent beaucoup de place peut rendre le maintien du poids plus difficile avec l’âge.

L’alcool mérite également une attention particulière. Il apporte des calories supplémentaires et peut favoriser la prise de poids; il peut aussi perturber le sommeil, ce qui ajoute un deuxième problème.

L’objectif n’est toutefois pas de supprimer tous les glucides ou de commencer un régime extrêmement restrictif.

Les recommandations médicales sont beaucoup moins spectaculaires : privilégier une alimentation équilibrée, riche en aliments peu transformés, fruits, légumes et grains entiers, tout en limitant les excès de sucre et d’alcool.

Après 50 ans, préserver ses muscles devient particulièrement important

C’est probablement le point le plus intéressant à ajouter au sujet.

Lorsqu’on veut agir sur sa composition corporelle après 50 ans, se concentrer uniquement sur la balance peut faire oublier une partie essentielle de l’équation : le muscle.

Nous perdons naturellement de la masse musculaire avec l’âge. Or, le muscle consomme davantage d’énergie que le tissu graisseux. Une diminution progressive de la masse musculaire peut donc contribuer à réduire les besoins énergétiques quotidiens.

C’est pourquoi l’activité physique ne devrait pas se limiter à marcher.

La marche rapide reste excellente pour la santé cardiovasculaire et contribue à la dépense énergétique. Mais l’ACOG recommande également des activités de renforcement musculaire, comme les exercices avec des poids, des bandes élastiques ou le poids du corps. Elles contribuent en plus au maintien de la santé osseuse.

Le ventre après 50 ans n’est donc pas uniquement une question de volonté

C’est peut-être le message le plus important.

La ménopause peut réellement modifier l’endroit où le corps stocke la graisse. Il serait donc simpliste d’attribuer systématiquement un changement du tour de taille à un manque de discipline.

Mais cela ne signifie pas non plus qu’il n’existe aucun levier.

Dormir suffisamment, réduire les aliments très transformés et l’alcool, continuer à bouger et surtout préserver sa masse musculaire constituent des stratégies beaucoup plus réalistes qu’une succession de régimes rapides.

Et au-delà de l’apparence, surveiller l’accumulation de graisse abdominale a aussi un intérêt pour la santé : la graisse viscérale est associée notamment à la résistance à l’insuline, aux maladies cardiovasculaires et à l’hypertension.

Après 50 ans, l’objectif n’est donc pas forcément de retrouver exactement le corps de ses 30 ans, mais plutôt d’adapter ses habitudes à un corps dont les besoins ont changé.